Toutes les personnes ne peuvent pas se déplacer jusqu’au studio Transbeauté.
La distance géographique, la discrétion, la peur du regard des autres ou simplement le besoin de se sentir en sécurité chez soi peuvent freiner une démarche pourtant essentielle.
La séance en visioconférence permet de lever ces obstacles.
Elle offre un cadre intime, rassurant, propice à l’échange.
Derrière un écran, il est parfois plus facile de se livrer, de poser ses questions, d’oser être soi.
C’est par visio que j’ai accueilli Véronique.
Preuve en est que la visioconférence est parfaitement adaptée pour un accompagnement à distance.
Voici son témoignage, son parcours, raconté avec ses mots.
Véronique, peux-tu te présenter ?
Âge, genre, situation familiale, profession, ville.
« J’ai atteint un certain âge, voire un âge certain, un peu au-delà des 70 ans.
Je suis un homme qui aime exprimer son côté féminin.
Je suis marié, maintenant retraité, ancien ingénieur électronicien.
Je vis depuis une cinquantaine d’années dans une très belle région : la Bretagne, plus précisément dans les Côtes-d’Armor. »
Depuis combien de temps as-tu envie de te sentir femme ?
Quel a été le premier signal ?
« Si je fais appel à ma mémoire, les premiers signes de transgression se sont manifestés très jeune.
Il y avait à la maison un placard où l’on mettait tous les anciens vêtements pour qu’ils servent de chiffons, et c’est là que j’ai découvert mon monde des merveilles.
Quel plaisir d’enfiler de vieilles robes ou des corsages et de devenir, pour quelques heures, quelqu’un d’autre dans les vêtements de ma mère. »
« Ces idées se sont effacées avec l’adolescence, bien qu’étant encore présentes là-bas, au plus profond de moi-même.
J’ai toujours apprécié l’esthétique des vêtements féminins et, lorsque je croisais une femme portant de jolis vêtements, il m’arrivait d’imaginer être habillé de la même façon, et j’en avais quelques émotions. »
Est-ce une envie ponctuelle ou permanente ?
Quand es-tu passé à l’acte pour la première fois ?
« Avec le temps, les idées faisant leur chemin, elles revenaient de plus en plus souvent dans mes pensées.
Et c’est un jour, dans une solderie, que j’ai laissé s’exprimer ce que l’on pourrait considérer comme une folie : j’ai acheté mes premiers vêtements de femme. »
« Quelle émotion lorsque, pour la première fois, à l’occasion d’un moment de vacances où je suis resté seul à la maison, je me suis habillé des pieds à la tête en femme et que j’ai découvert mon moi version féminin. »
« Du bonheur.
J’aimais mon apparence, même si elle était loin d’être parfaite.
Une certaine angoisse, car à cette époque j’étais dans le secret.
Et aussi une forme de plénitude.
J’étais bien.
Cette femme qui m’était apparue était une révélation de ce qui existait en moi et qui ne demandait qu’à s’exprimer. »
« Je préfère vivre intensément des moments, quelques heures ou une journée dans la peau de mon double féminin, sans pour autant vouloir en faire une règle de tous les jours. »
Pourquoi cette envie ?
Qu’est-ce que cela te procure ?
« Je me suis souvent posé la question de savoir d’où venait cette envie.
Est-ce qu’au plus profond de mon subconscient il subsiste quelque chose de ma naissance, ou mes parents n’avaient prévu que la naissance d’une fille, à tel point qu’il a fallu me trouver un prénom bien après ma naissance ? »
« Peut-être que ce sera une question à poser à un psychiatre.
Pour moi, une chose est sûre : vivre mon double féminin m’apporte de l’apaisement, un bien-être intense.
Peut-être aussi le plaisir de transgresser les conventions. »
As-tu des craintes vis-à-vis de la société ou de ta famille ?
« Vis-à-vis de la société, je préfère conserver une discrétion concernant cet aspect de ma personnalité.
Du côté de mes enfants, c’est secret. »
« Du côté de ma compagne, c’est différent.
Nous partageons une très grande complicité depuis toujours et elle me connaît sous mon côté féminin.
Elle l’accepte à l’intérieur de la maison, une journée de temps en temps. »
« Mon désir de féminité se limite à un aspect esthétique, avec une préférence pour ce qui est classique et de bon goût, ce qui lui va très bien. »
« Depuis quelques années, j’ai ressenti le besoin de vivre ces moments de féminité au milieu de la société.
Après avoir passé le cap de sortir de chez moi, je trouve un plaisir extraordinaire à faire des achats dans les magasins ou à me promener habillé en femme.
Le summum étant atteint lorsqu’une caissière vous appelle Madame… »
Pourquoi avoir fait appel à moi et qu’est-ce que la séance en visio t’a apporté ?
« Dans la féminisation, l’apparence du visage est ce que l’on voit en premier et le maquillage compte beaucoup.
C’est à la fois un art et une profession.
Si l’on peut se donner quelques libertés dans le domaine artistique, le résultat n’est pas toujours le meilleur. »
« C’est après avoir parcouru le blog de Jennifer que l’idée m’est venue de la contacter.
Il y avait un problème : nous sommes éloignés et je ne pouvais pas venir la voir dans son studio.
Heureusement, la technique permet de résoudre le problème.
Jennifer ayant déjà une expérience des conseils en visioconférence, c’est ce qui m’a convaincu de faire appel à ses connaissances et à son savoir-faire. »
« En une séance d’une heure et demie, j’ai découvert ce qui fait la différence entre un maquillage équilibré et celui que j’essayais de faire.
Le résultat est doux à regarder et apporte de l’harmonie au visage.
Les gestes et les façons de faire ne peuvent pas s’inventer, et c’est là où les conseils de Jennifer sont importants. »
Comment t’es-tu senti après la séance ?
« Après cette séance où je me sentais particulièrement bien, je suis allé rendre visite à l’un de mes magasins préférés.
J’ai fait le tour des petits pulls et des doudounes, comme le ferait une vraie femme. »
« J’ai l’impression que les regards s’intéressaient moins à moi qu’à l’accoutumé, ce qui est le but que je recherche. »
« Voilà pour le blog, et j’ai programmé de revenir vers toi prochainement pour une séance de perfectionnement.
Merci encore.
À bientôt. »
— Véronique
🌷 En conclusion
Merci Véronique !
La séance maquillage en visio permet un accompagnement personnalisé, bienveillant et efficace, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez.
Elle offre un espace sécurisé pour apprendre, comprendre et faire émerger la féminité qui vous correspond.
👉 Vous êtes loin du studio ?
👉 Vous avez besoin de discrétion ou de temps pour vous sentir à l’aise ?
Ce ne sont là que quelques avantages de la visio.
Je vous proposerai prochainement une page exclusive et complète dédiée aux séances en visioconférence.
Les séances Transbeauté en visio sont là pour vous accompagner, à votre rythme.
💌 Pour prendre rendez-vous ou en savoir plus, contactez-moi directement.
A bientôt
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Je ne peux m’empêcher de réagir car certains passages de ce billet me rappellent des souvenirs ou au contraire viennent souligner des différences. Les deux n’étant pas incompatibles.
J’ai aussi toujours apprécié l’esthétique des vêtements féminins, ce que l’on appelle la mode, au point d’en profiter longtemps, par procuration, en habillant ma compagne. Elle ne savait pas s’habiller alors que son physique lui permettait de tout porter. Il est aujourd’hui évident que je me projetais
J’ai eu aussi un moment de révélation mais beaucoup plus tard. Une révélation profonde, puissante qui m’a conduite vers la femme que je suis aujourd’hui. Je l’ai évoqué dans un billet de blog passé.
Je ne me suis jamais posé la question de savoir d’où venait ce désir. Je me suis limitée à constater qu’il était là et j’en ai tiré les conséquences pour assurer mon bonheur.
Très vite la nécessité de vivre au grand jour s’est manifestée. Pour paraphraser une amie, « j’ai compris que je n’y échapperai pas ».
J’ai, pendant une courte période d’entre deux, utilisé un peu l’expression « habillée en femme ». Rapidement elle s’est révélée être inappropriée de mon point de vue. Il y 3 ou 4 ans, invitée à un réveillon de Noël, « en femme », je me prépare pour m’y rendre. Cette année pour le jour de l’an je me suis simplement habillée. Les deux situations, les deux façons de dire les choses n’ont rien à voir. Ces expressions « habillée en femme, « comme une vraie femme » me font sourire aujourd’hui, elles me rappellent une période pas si lointaine. Il ne me viendrait plus à l’esprit, aujourd’hui, de les utiliser.
Lorsque j’explique parfois ma situation je concède que « je suis une femme, certes transgenre, mais une femme » .