Je reçois souvent au studio des personnes dont le parcours se ressemble.
Pas parce qu’il est banal. Mais parce qu’il est profondément humain.
Très souvent, tout commence à l’adolescence. Un essayage en cachette.
Un vêtement du genre opposé.
Un frisson. Une révélation parfois douce, parfois bouleversante, mais presque toujours inoubliable.
Quelque chose s’éveille.
Ou se réveille.
Un féminin discret, intime, qui laisse une trace quasi indélébile.
Puis la vie avance. Une vie “d’homme”, une vie rangée, parfois heureuse, parfois contraignante.
Le désir se fait silencieux. Il se cache. Il se refoule.
Et des années plus tard… il revient.
Plus fort. Plus clair. Presque comme inéluctable.
Le témoignage de Jennifer, une nouvelle cliente (oui, encore une Jennifer 😉) s’inscrit dans ce cheminement que je retrouve chez tant de personnes travestis ou transgenres que j’accompagne.
Je te laisse découvrir son histoire, avec ses mots, sa pudeur, sa sincérité.
Jennifer chez Transbeauté, se présente, simplement
Jennifer, 65 ans, je vis en région parisienne
Adolescence : la première étincelle
La première fois, cela date de mon adolescence, lorsque j’ai profité de l’absence de ma grand-mère pour lui « piquer ses fringues ».
Pourquoi ai-je eu cette envie, je n’en sais absolument rien, mais j’ai ressenti une sensation de douce excitation et un bien-être incroyable.
Puis ma vie d’homme est arrivée et fini le travestissement…
Le retour du désir… des années plus tard
C’est seulement vers mes 50 ans que j’ai pu retrouver le goût si agréable de ce désir.
Je pouvais à nouveau porter de la lingerie et des vêtements féminins, mais l’étape des chaussures à talons aiguilles et de la perruque a été un véritable révélateur : je me suis sentie comme une vraie femme.
Moi qui me trouve moche en tant qu’homme, sans aucune confiance en moi-même, je me suis sentie belle et attirante.
La peur du regard des autres
Hola oui !!!! Je pense qu’il ne sera jamais possible pour moi de me présenter en Jennifer dans la sphère publique.
Dans mon appartement, à l’abri de tous les regards oui, en dehors cela me semble inimaginable.
Un sentiment de honte, une peur effrayante du regard des autres… Quant à la famille et les amis ou amies, je n’en parle même pas.
Et après ? Les envies, les possibles
Je ne sais pas s’il y en a. Ma venue chez Transbeauté était déjà une étape majeure.
Peut-être une autre séance (j’ai adoré les photos mais je n’étais pas totalement libérée et trop stressée), ou la sortie en public si j’arrive à surmonter mes peurs.
Faire connaissance avec d’autres travesties afin de partager leurs expériences.
Je ne ressens pas, à cet instant, un besoin irrépressible d’une vie en tant que femme, même s’il m’arrive de l’imaginer souvent. Seulement un sentiment très bizarre pour moi de joie, et même de bonheur, à me retrouver vêtue et transformée ainsi.
Je me sens quelqu’un d’autre qui me plaît (ce que je n’ai jamais éprouvé en tant qu’homme), en adéquation avec mon corps et ma sensibilité. C’est à la fois très troublant et excitant.
Pourquoi Transbeauté
J’ai fait appel à toi après avoir longtemps hésité. J’ai visité de nombreuses fois le site de Transbeauté. Les témoignages, les commentaires sur ta personne m’ont fait entrevoir cette possibilité.
Je ne savais pas me maquiller, tout était grossier. Il fallait que je découvre mon vrai visage de femme.
Pour la première fois, j’ai trouvé le courage d’en parler à quelqu’un. Et aujourd’hui, je le révèle sur ton blog.
Après la séance… les larmes
J’ai pleuré !!! En découvrant le résultat final, les larmes sont montées : c’était moi et je me suis trouvée belle.
J’ai ressenti une infinie reconnaissance envers toi pour m’avoir fait découvrir Jennifer.
Encore un grand merci à toi. Dès mon arrivée, je me suis sentie à l’aise (ce qui n’était pas gagné) : aucun jugement, de l’empathie, de l’attention et de la bienveillance. Voilà ce qui fait de toi une si belle personne.
Chez Transbeauté : on ne juge pas. On accompagne. 💗
De nombreuses clientes me disent que ce qu’elles vivent ici les touche profondément.
Chez Transbeauté, je ne cherche ni une cause, ni une explication.
Je sais que ces questions peuvent être source de souffrance, de confusion, parfois de dysphorie, de mal être intense.
Moi, je suis là pour autre chose.
Pour te permettre de vivre ou revivre ce moment, le temps d’un cours, d’une aprés midi ou d’une journée entiere, accompagnée, en sécurité, sans jugement. Pour t’aider à poser ton curseur, là où toi tu le décides.
Juste pour ressentir. Respirer. Être.
On pourrait presque parler de thérapie douce…
Avec des pinceaux, des talons, un miroir… et parfois quelques mouchoirs 😉
✨ Si toi aussi tu ressens cet appel, même timidement, la porte du studio est ouverte.
Quand tu voudras. Comme tu es. 💄
Bienvenue
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Bonjour à toutes,
Décidément la variété des parcours est immense.
Pratiquement pas d’étincelle identifiable lors de mon adolescence. Quelles signes extrêmement minces, rien de plus.
Je ne me suis jamais sentie « comme une vraie femme ». Je ne me suis jamais envisagée comme telle. Je dis volontiers que « je n’ai pas toujours été une femme » ou encore que « je suis une femme, transgenre certes, mais une femme ».
Je n’oublie pas d’où je viens. Je ne renie rien de mon passé et je ne peux pas prétendre qu’il n’a pas existé ou qu’il ne compte pas.
J’ai très vite été distanciée du regard des autres. Cela tient probablement à deux raisons. La première a consisté à n’être ni une caricature, ni une projection des stéréotypes. La seconde est que mon principal moteur a été la nécessité. Elle a fait céder toutes les craintes, a rendue possible toutes étapes. Lorsque la nécessité est là tout est possible, rien ne résiste
D’une certaine façon, un peu simplificatrice , je pourrai dire que le placement du curseur va dépendre de l’intensité de la nécessité. Il y aura une pondération importante induite par les données de contexte spécifiques, l’environnement familial est important à cet égard. Ce n’est pas toutefois le seul. Il y a tout un réseau de contraintes. Je pense qu’avec un haut niveau de nécessité il fini par céder.
Je ne me suis jamais beaucoup aimé en tant qu’homme. Il en va tout autrement aujourd’hui. Le sentiment dominant est la plénitude. Ce mot résume tout. Celle ci ne peut se concevoir, pour moi, qu’au terme aujourd’hui atteint d’une transition totale.
Bonjour à toutes,
J’aime beaucoup cette présentation, du thème, de la personne, la reprise après, toute en délicatesse…
Merci à Jennifer qui donne vraiment envie de la rencontrer et de passer sous ses pinceaux.
Je suis très troublée par ce témoignage (comme par d’autres aussi), si représentatif. Sans nous connaître, nous nous ressemblons, vivons les mêmes hantises, les mêmes espoirs. Quelle étrange terreur nous vient à simplement aller dehors et quelle extase quand on y parvient!
Il y a un mystère passionnant, je trouve, qui nous pousse à être ce que nous sommes, contre vents et marées. À braver le ridicule, les renoncements, les dissuasions, à trouver du courage là où rien ne nous encourage, à faire chemin hors de la norme.
Cet espace existe par cette fée qu’est Jennifer et se consolide par nous toutes, si différentes et si semblables, et c’est un petit miracle. Je me demande si une ou des expressions artistiques pourraient y trouver leur place (essais, récits, fictions, poésies, fragments, vidéos, dessins, musique…), en rapport avec la perception qui est la nôtre, pour celles qui le souhaiteraient… Après tout, même si on veut souvent la faire taire, nous sommes une voix du monde. Mais peut-être cette idée est-elle saugrenue 😉 ou techniquement trop compliquée ?
Alicia
Bonjour Alicia ,
C’est joliment dit … j’en reste sans voix ! Merci infiniment .
J’espère avoir le plaisir de vous rencontrer .
Jennifer .
Cinéma : https://transbeaute.fr/cinema-trav-trans-beaute/#comment-4881
Littérature et essais :https://www.babelio.com/livres-/transidentite/213486
En particulier le très connu et bien documenté roman « Point cardinal »
La travail photographique d’Alexia Vic, celui de Emma OfThe
planet.
Merci pour le partage . Transbeauté avait publié un article sur 2 livres clefs aussi : https://transbeaute.fr/livres-genre-lexie-morgan/
Bonjour,
ce témoignage ressemble un peu à mon parcours…
J’ai eu cette étincelle vers 8-10 ans où je mettais déjà les vêtements de ma mère en cachette.
Puis elle n’est jamais vraiment partie.
J’ai un peu honte mais les premiers sous-vêtements que j’ai eu, je les ai emprunté (je n’ai jamais osé les rendre) à la mère de mon meilleur ami chez qui je dormais de temps en temps.
Ensuite mon premier achat dans une boutique de lingerie, l’évènement le plus excitant de toute ma vie : des bas blancs autofixants que j’ai porté souvent pour aller au lycée.
J’ai maintenant 46 ans et regrette de n’avoir jamais pu vivre ma féminité pleinement avant. Je commence doucement au travers des témoignages à réaliser que je pourrais ne plus me cacher.
Bonjour Alicia et Jennifer, merci pour ce nouveau beau témoignage et commentaire. Complètement d’accord chacun e avec nos spécificités nous avons des ressemblances, avec en trais commun l’expression de notre féminité, total ou partiel, permanente ou occasionnel, peu importe. Pour ma part j’aime ma vie d’homme, et je m’aime en femme de temps à autre. Et j’avoue que depuis le suivie de ce blog et de ces témoignages c’est devenu de plus en plus régulier.
Donc comme à chaque commentaire, MERCI !
des expériences magnifiques ,à chacune son chemin , mais un trait commun cette envie récurrente d’être
autrement dans cette recherche de féminité permanente ou aléatoire ,des situations tributaires de facteurs
familiaux , locaux (province) ,etc ,etc ,
en effet pouvoir vivre sa passion de « femme » nécessite pour moi l’exode loin du microcosme habituel !
je n’ai pas la chance de pouvoir bénéficier des services de JENNIFER à+ DE 1000km ,
la lecture de tous ces récits est un encouragement ! se sentir moins seule (seul) !
une suggestion des cours par correspondance > @ (sur la base de photos de l’original) ???
mon profil ; 1m80 pour 90 kg à 72ans ( silhouette pas tres femme donc) déja effectué plusieurs sorties en femme ;
le stress/ l’angoisse mélangés à des sensations de grand bonheur , plaisir , souvenirs ,souvenirs!!!
des épisodes et seulement de brefs, furtifs et éphémères moments , pouvoir croiser les regards d’autrui
sans éveiller leur intérêts particuliers , leur regards inquisiteurs et peut être moqueurs ! ouf!!!
et puis retrouver la dure réalité là une tristesse , une amertume ! comme conclusion ! et voilà re moi !
du quotidien !
merci à vous tous pour vos récits ,
et SURTOUT à JENIFER ,,,
Bonjour, je vous remercie pour votre message , je propose également des séances par visio , n’hésitez pas à m’appeler pour en discuter au 0660648626 .
Jennifer .