Je me travestis : dois-je le dire ou pas ?

Depuis que j’accompagne des personnes en quête de féminité, Il y a une  question que j’ ai déjà entendue et qui n ‘est pas si anodine : « Jennifer, je me travestis… dois-je le dire à mon ou ma partenaire ? » Et chaque fois, derrière cette question, je sens le poids du dilemme dans vos yeux. Le besoin d’être aimé tel que l’on est, et en même temps, la peur de tout perdre.

Cette personne semble avoir préparé un moment pour s’apprêter – vernis, perruque, talons – mais quelque chose bloque. Son regard perdu, sa main sur la tête : ça sent la culpabilité, la peur, le doute. Ensuite, ça montre un instant suspendu, juste après l’élan et juste avant le renoncement. Comme si le désir d’être soi butait contre une frontière invisible. Ça renvoie aussi à la solitude. Personne autour, juste le lit, les objets féminins, et lui. On devine qu’il vit ça seul, en secret peut-être. Et finalement, ça parle d’identité. Les talons, la perruque, le vernis ne sont pas des accessoires de jeu : ce sont des fragments d’une part intime, sensible, qui cherche à exister mais qui fait peur en même temps. Bref : – désir d’assumer – peur de perdre – honte intériorisée – solitude – moment charnière C’est exactement le dilemme du “dois-je le dire ou pas ?”.

Le besoin de vérité

Dans une relation, la sincérité est souvent vue comme une valeur essentielle. Partager cette facette de vous, c’est vous montrer tel(le) que vous êtes, dans toute votre complexité. Pour certains, cela permet de construire une base solide, sans avoir à cacher ou à mentir. Dire que vous vous travestissez, c’est revendiquer une partie intime de votre identité, une manière de dire : « voilà aussi qui je suis ».

La peur de la perte

D’un autre côté, beaucoup craignent le rejet. Ce secret est parfois bien gardé, protégé par des années de silence. Pour certains, se travestir est un espace de liberté, un jardin secret, pas nécessairement une identité à exposer. La peur que l’autre ne comprenne pas, qu’il ou elle associe travestissement et tromperie, libertinage ou confusion, est bien réelle.

Alors vous vous taisez. Vous repoussez le moment. Vous espérez que l’amour suffira. Et parfois, vous choisissez de vivre à moitié, convaincu(e) que cela protégera l’autre — et vous-même.

Le bon moment existe-t-il vraiment ?

Parfois, le dilemme ne se pose pas en noir ou blanc. 

Ce n’est pas “je dis tout” ou “je ne dis rien”, mais plutôt : “quand et comment le dire”. Ce temps, celui de la maturation, est propre à chacun(e). Il y a des personnes pour qui cela se fait naturellement, après quelques semaines. 

D’autres auront besoin de mois, voire d’années.Voir..jamais.

Vivre pleinement... ou s'effacer ?

Mais à force de cacher, certains finissent par s’éteindre, parfois au sens figuré comme au sens propre.

Un secret à porter demande de l’énergie, ça génère du stress, et le stress, ce n’est pas bon pour le cœur… Ce que l’on tait trop longtemps peut devenir lourd à porter.

D’autres, au contraire, choisissent de tourner la page, de vivre une nouvelle vie sans jamais revenir sur cette part d’eux-mêmes.

Même si, j’observe qu’à un moment ou un autre, cela revient inlassablement… par une pensée, un rêve, une envie qui ressurgit.


Il n’y a pas de règle. Seulement des parcours singuliers, des ressentis différents, et l’envie, profonde, de trouver un équilibre.

Une double vie assumée... ou non

Certaines personnes choisissent de garder cette part d’eux-mêmes bien à l’abri, comme un refuge personnel.

Elles ne ressentent pas le besoin de partager, ou savent pertinemment que ce ne serait pas accepté.

Chaque histoire est unique, et chaque ressenti mérite d’être accueilli avec respect.

Ce que j'observe au fil des années

Avec le temps, j’ai appris qu’il n’existe pas une seule bonne réponse.

Chacun fait comme il peut, comme il sent.

Certain.es viennent au studio pour se retrouver, pour comprendre ce qu’ils veulent vraiment.

Ils essayent, ils se testent, ils avancent. Parfois, cela les aide à parler. Parfois, cela les aide à trouver un autre angle, une autre manière de vivre leur vérité.


Et c’est ok. Tout ce qui vous rapproche de vous-même mérite d’être respecté.

Le regard de l’autre (et le vôtre)

Le plus difficile, parfois, ce n’est pas ce que l’autre pourrait penser, mais ce que vous, vous imaginez qu’il ou elle pourrait penser.

Cette projection du rejet vous enferme, vous fige. Et pourtant… il arrive que la réalité vous surprenne.

Que l’autre entende, comprenne, accepte. Et il arrive aussi que non…

Mais au fond, ce que j’ai compris, c’est que ce chemin est moins une question de courage qu’une question d’amour de soi.

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Transbeauté, un espace pour décider en sérénité

Si vous êtes dans cette réflexion, sachez que vous n’êtes pas seul(e).

Chez Transbeauté, vous pouvez venir sans pression, juste pour essayer, discuter, comprendre.

Je ne suis pas là pour juger ou orienter, mais pour accompagner un choix, le vôtre, celui qui vous fait du bien.

Et parfois, cela suffit à faire le point. Vraiment.

Jennifer

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21 thoughts on “Je me travestis : dois-je le dire ou pas ?

  • Bonjour Jennifer, merci encore pour ce nouvel article sur cette question. Plus approfondie que celui déjà évoqué sur ton blog. Je suis complètement d’accord avec toi sur le fait que cela est propre à chacun, avec son vécu , son histoire, et ce qu’il elle sens. Pour ma part je me sens plus équilibré quand cela reste mon jardin secret, pour en avoir discuté avec ma compagne par des moyens détourné, je sais qu’elle n’accepterait pas de me voir travesti.
    Je pense qu’elle s’en doute un peu, et qu’elle accepte tant que cela ne lui est pas imposé. Peut-être un jour nous en parlerons plus ouvertement !
    Par contre je trouve aussi que des fois le poids du secret peut être un peu lourd, des forums de discussions pas toujours bien veillants, et j’avoue encore une fois, de pouvoir en discuter ici en toute liberté et sans jugement me fait un bien fou !
    Beaucoup plus léger, et je commence même à avoir envie d’essayer d’être complètement féminine. Je n’ai jamais passé le pas du maquillage, de la perruque et des chaussures à talons. Et de sortir en public en étant travesti… Loin de chez moi !!! 😉 Donc MERCI !

  • La question reste éminemment personnelle. Elle se pose, selon moi surtout vis à vis de « l’âme sœur ». Je n’ai pas vécu cette interrogation pour deux raisons.
    La première est que je suis célibataire lorsque cela se manifeste avec un intensité certaine. Ensuite le registre du travestissement disparait très vite dès lors que j’ai compris ma transidentité.
    A ce point de mon évolution ce sont encore deux choses s’imposent à moi. Le désir de vivre au grand jour, de ne pas me mentir. Je sais ce que je vais devenir. Je souhaite absolument l’assumer. Et d’autre part j’ai estimé devoir, en particulier à ma compagne, dont je suis alors séparée, une certaine franchise et par honnêteté intellectuelle je lui en ferait part au bot de quelques mois. Encore quelques mois plus tard cela sera fatal à ce qui aurait dû rester une relation amicale. Je n’ai jamais su pourquoi. Les portes se sont refermées de façon semble-t-il hermétique.
    Je suis bien consciente que cela n’est d’aucune aide. Il me semble que dans le cas de la transidentité, l’aveu fini, d’une façon ou d’une autre, devenir incontournable. Même de cela je ne suis pas certaine. Vivre et s’épanouir dans sa transidentité me semble devoir nécessiter les coming-outs. Facile à dire toutefois …

  • Je me reconnais totalement dans cet article. J’ai commencé à me travestir l’âge de 12 ans en piquant les culottes et les collants de mes cousines qui étaient plus âgées que moi. Vers 15 ans, alors que je me croyais seule à l’appartement de ma maman, elle est rentrée plus tôt que prévu de son travail et m’a découverte vêtue de la tête aux pieds avec ses sublimes tenues. Il faut dire que maman occupait un poste important dans la société où elle travaillait et avait une grande et belle garde-robe. Ce jour-là, je reçus une correction et fus menacée de me retrouver à la rue si cela venait à se reproduire. J’ai enfoui ce désir de féminité au plus profond de ma poche et suis rentrée dans le rang. Des années plus tard, le besoin de féminité remonta à la surface et devint intenable. Je vivais alors en région parisienne et en cachette, je côtoyais des travestis et des transsexuels dans des clubs. Je me mis à me procurer mes propres tenues que je dissimulais dans des valises dans ma cave. De temps à autre, je préparais un sac et m’accordait une sortie. Le temps passant, je devins amie avec beaucoup d’entre elles. Pour des raisons familiales, mon épouse dut rejoindre nos enfants dans le sud-ouest. Je restais seule et en profitais pour réaménager l’appartement. De ce jour, je portais de la lingerie sous mes tenues d’homme. Est arrivé le moment de partir rejoindre ma famille pour ma retraite. Ne pouvant descendre avec toutes mes tenues, je décidais à contre cœur de m’en séparer. Quelques mois passèrent mais mon besoin de féminité revint à la charge. Toujours dans la clandestinité, je recommençais à courir les magasins et j’ai à nouveau investi dans des tenues qui sont dissimulées dans une valise. J’ai rejoint l’association locale LGBT et je profite des manifestations organisées pour réapparaitre au grand jour du style soirées et Pride. Pour être totalement femme, je passe entre les mains d’esthéticiennes qui se chargent de me maquiller et me permettent de me changer. Voilà ce qu’est ma vie. A l’heure actuelle, j’ai envie de franchir le pas et de me révéler à mes proches mais la peur de tout perdre me fait hésiter. Je ne sais si certain(e)s de vos abonné(e)s se reconnaitront dans mon histoire, mais votre article m’a incité à rédiger ce long texte. Si vous n’étiez si loin, je viendrai volontiers vous rendre visite pour passer un temps auprès de vous. Merci d’avoir pris le temps de me lire. Aliénor.

  • Pour ma part, je pense qu’il arrive un moment où le secret devient trop lourd à porter et, pour moi, lasse de faire semblant d’être l’homme que je n’ai jamais senti être. Lasse de jouer un rôle pour lequel je n’étais pas faite.
    Pour ma part, ma féminité a commencé à se manifester dès l’adolescence avec la puberté. Je me sentais différent et plus une fille qu’un garçon. Depuis ce moment, je ne me suis jamais sentie appartenir à la gente masculine.
    A l’époque, l’absence d’Internet, de réseaux sociaux, et d’associations auprès de qui j’aurais pu trouver une aide, m’ont beaucoup manqué, et ne m’ont pas permis de savoir que j’étais une personne transgenre.
    Je ne me suis jamais considérée comme un travesti car pour moi se travestir est un peu comme se déguiser, quelle qu’en soit la raison. Lorsque je suis Anne-Marie, je ne suis pas un travesti, mais une femme transgenre.
    Depuis quelques années, j’ai décidé de franchir le pas et faire mon coming-out auprès de ma famille et de mes relations amicales, car je ne supportais plus de mener cette sorte de double vie.
    Je savais, en me découvrant aux autres, que j’allais au-devant de difficultés, d’incompréhensions, de critiques, voire de rejets. Et c’est ce qui s’est passé. Mais, dans l’ensemble, la majorité des personnes à qui je me suis confiée m’ont assez bien acceptée. Seules trois personnes m’ont rejetée.

    Aujourd’hui, je me sens plus sereine et heureuse de l’avoir fait et de pouvoir vivre enfin ma vie de femme transgenre. Je reprendrai le proverbe « on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs ».

  • Je me reconnais beaucoup dans ce que Anne-Marie, mis à part que cela n’a jamais été aussi clair que cela pour moi, mais avec le temps, cela le devient de plus en plus. Je suis surtout d’accord dans le fait que l’avouer fait du bien. Je l’ai fait aupres de mes tres proches (ma maman et mes soeurs) et cela s’est très bien passé. Je l’ai aussi avoué à 3 amis, ou de la meme facon, cela a été totalement accepté, mais je dirai que le sujet n’est jamais revenu, comme si c’était un non sujet. Par contre, il est sur que je ne le ferai pas à certains très bons amis, ou je craindrai la réaction, ou dans le domaine du travail

    Vanessa

  • Merci Jennifer pour cet article criant de vérités !
    Je m’inscris complètement dans cette peur de perdre ce que j’estime avoir mis des années à construire : une famille, les amis, le travail…
    Malgré la bienveillance de ma femme qui sans doute accepterait mon désir de vivre en femme, je ne peux tout simplement pas nous infliger ce choc pour notre couple qui par ailleurs fonctionne très bien.
    Après des années de refoulement, il a bien fallu pourtant que je finisse par accepter de laisser vivre la féminité qui me tenaillait avec le regret d’avoir attendu trop longtemps. Dès que j’en ai l’occasion, je n’hésite plus à sortir me balader seule ou avec l’une des rares vraies consœurs (celles sans arrière pensée sexuelle) que j’ai pu rencontrer via un site. Il y a une valise qui se cache, les épilations progressives, l’obsession de tout planifier, tout vérifier… oui, c’est lourd, mais j’ai fini par y trouver finalement mon équilibre.
    Au plaisir de se voir un jour, qui sait, malgré les 600 km qui nous séparent et joyeuses fêtes de fin d’année à toutes les lectrices !
    Armelle.

  • Bonjour, marié depuis 30 ans, père de 2 filles, je vis ma féminité en cachette depuis toujours. Dès que ma compagne s’absente, je me change en fille. Elle est au courant de mes désirs (c’est elle qui s’occupe du linge, donc de mes collants et sous vêtements qui ressemblent davantage à de la lingerie féminine que masculine), elle accepte aussi mon épilation intégrale, mes crèmes de beauté, mon fond de teint, mon parfum …mais je n’oserais pas me présenter à elle en tant que femme, j’aurais peur de perdre mon couple ! Joyeuses fêtes de fin d’année à toutes 💐
    Olivia
    (classicvibe1969@gmail.com)

    • Salut Olivia, en fin de compte c’est ce qui motive mon choix aussi, aucune envie que notre couple s’arrête pour mon amour de la féminisation.
      De belles fêtes à toi aussi.

  • Nous avons toutes des parcours qui ressemblent à quelques détails.
    Le Dire ou ne pas le Dire est un vrai dilemme qui nous tiraille l esprit au quotidien
    On oublie aussi que nos compagnes ont souvent un septième sens où elle s aperçoit que notre comportement n est plus tout à fait le même.
    Casser l’idéal masculin que nos compagnes peuvent avoir et si elle n on pas une ouverture d esprit ce sera plus difficile de ce confier !
    Le fait de devoir tout régler au millimètre pour éviter d être démasquée peut changer notre façon de vivre, influencer nos réactions, notre humeur part le fait de gérer notre frustration.
    Porter de la lingerie en dessous de mes vêtements d’homme , je l ai fait pendant des décennies
    Oui comme toutes cela a débuté vers l adolescence puis Marié et deux enfants.
    Un fois mon épouse a retrouvé un sous vêtement que je n avais pas rangé comme il le fallait 😇 et cela. A été l occasion de lui dire que jel aimait porter de la lingerie mais sans suite de sa part .
    Ce fut mon départ à la retraite dans le sud ouest comme Alienor qui a tout boulversé, son septième sens est revenu à la surface avec une longue conversation en plus je ne confie pas facilement, résultat ce fut une vrai libération , aujourd’hui je peux m’habiller homme ou femme sans contraintes on fait les boutiques ensemble
    C est un vrai soulagement.
    Personnes d’autre n est au courant de cette situation, que nous préférons garder .
    Pour le maquillage on avait prévu de le faire cette année mais souci de santé nous avons remis cela pour 2026 c est mon plus grand désir. Par contre 800 kms ça faut loin 🤣il me tarde de le faire. Mon épouse est très curieuse de voir cette transformation.
    Difficile de donner des conseils, le blog de Jennifer est une vrai source de vécu qui peut toutes nous aider.
    Aussi le témoignage de certaines compagnes aussi .
    Bises à toutes
    Maud

      • Bonjour Maud, bonjour à toutes.

        Une fois encore, ce n’est pas la première, je vais apporter une dissonance.
        Tous les parcours ne se ressemblent pas. J’ai évoqué le mien, un peu plus haut, ainsi que dans d’autres commentaires. Les manifestations claires de ma transidentité, typiquement les vêtements d’une mère ou d’une sœur que l’on porte en cachette, ou les sous vêtements féminins sous des vêtements masculins, sont des événements que je n’ai pas connus dans mon enfance. Ni plus tard.
        Dire ou ne pas dire n’a pas été un dilemme. Très vite je sais que je vais devoir en parler, comme je l’ai dit plusieurs fois, pour vivre au grand jour, ne pas me cacher. Cela s’impose vite comme une nécessité. Une force qui me pousse.
        J’ai un gros avantage, lorsque le phénomène émerge, je suis célibataire. Toutefois j’ai un peu de famille, des amis, des relations professionnelles. Je sais très vite qu’il va me falloir faire état de ma transidentité. C’est pour moi une étape incontournable.
        Il devient assez vite clair que ces différents cercles vont devoir prendre connaissance de mon évolution. Le plus vite sera le mieux. Cela inclue mon ex compagne. Je ne lui dois rien, si ce n’est la nécessité, d’un point de vue intellectuel, de lui faire part de mon évolution. Rien, absolument rien ne m’y contraint. Nous avons passé suffisamment de temps ensemble pour que j’estime devoir le faire. Je ressens une obligation morale.
        Je n’ai pas eu le fétichisme de la lingerie. A vrai dire jusqu’à la transition complète je ne me suis pas sentie légitime pour cela. Et durant cette phase je l’ai peu fait. Si c’est parfois le cas aujourd’hui cela reste dans les limites de ce permet, d’un point de vue pratique, la vie quotidienne d’une femme. Je rappelle que dans la vie courante, pas celle que l’on peut fantasmer, 60 ou 70% des femmes portes des pantalons. J’en conviens pas toujours très seyant. J’essaye de faire un peu mieux. En particulier lorsqu’il pleut je porte rarement une jupe. Ce dimanche je suis sortie pour aller danser et avec ce temps de chien à Paris ce fut en pantalon.
        Quand à donner des conseils c’est totalement exclu de mon point de vue. Je peux parler de mon expérience dont chacune tirera quelque chose ou pas. Parfois je peux expliquer certains processus, certaines démarches administratives ou médicales. Mais pas plus. Il appartient à chacune de se déterminer selon ses aspirations, ses besoins ou ses possibilités. Chacune a son réseau de contraintes.
        Par contre le comprends bien l’idée du soulagement, de l’apaisement que, dévoiler sa transidentité ou son gout pour le travestissement, peut apporter. Il est tout aussi clair que les conséquences potentielles ne sont pas les mêmes.

  • Bonjour tout le monde Je voulais vous apporter mon témoignage vivant ma féminité en cachette depuis des années mon épouse a fini par découvrir Aurélie
    Ce fut un moment très dur et compliqué à expliquer mais vivant un amour assez fusionnel une certaine tolérance s’est installée
    Bon depuis j’avoue que je peux vivre plus facilement ma féminité après quelques règle entre nous
    Depuis je peux me permettre beaucoup de choses mais hélas je sens toujours beaucoup de blessures chez ma femme et je pense que c’est encore assez dur pour elle pas évident à gérer en tout cas j’espère qu’un jour je ne serai pas obligée de faire un choix

  • Bonjour Armelle, Olivia,Alexandre
    Comme vous ,ma priorité était de ne pas sacrifier mon couple.
    Défaire ce que nous construisons par égoïsme, c est pas jouable!
    J en profite pour vous confier que nous sommes mariés depuis plus de 40 ans et nous avons vraiment l’intention de continuer.❤️
    Qui sait , les situations peuvent évoluer et cela a même apporter un lien plus fort entre nous deux et beaucoup de complicité.
    Nous avons très bien garder ce secret entre nous et nos deux enfants , amis ou relation, personne n est au courant de cette situation.
    D’excellentes fêtes de fin d’année à vous toutes ainsi qu’à Jennifer🍾
    Bises
    Maud

  • Bonjour à toutes. Je vous souhaite tout d’abord une année 2026 la plus réconfortante possible. Oui les témoignages peuvent se ressembler, ou pas. Aucun jugement. Chacune fait comme elle peut. Nous avons nos âges. Jeune, la question ne se poserait pas. Maintenant nous sommes souvent en couple avec enfant. Chacune notre parcours mais la même envie. Le plus important : parlons nous. Rencontrons nous. Sortons au grand jours. Par petits moments ou bien plus. Nous avons des regrets? Acceptons les. Et sortons ! Marie (un exemple : je me suis inscrite à des cours d’art: au féminin évidemment ! Je n’aurais jamais osé il y a 20 ans)

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