En ce mois de juin, mois des Fiertés, j’avais envie de partager avec vous un nouveau témoignage particulièrement touchant.
Sarah est venue vivre plusieurs expériences Transbeauté . Elle a participé aussi à la premiere soirée Transbeauté . Elle est devenue une véritable “Jen’s Girl !”
Bien entendu nous avons également fait une séance de maquillage personnalisé. On peut donc dire que Sarah suit un véritable parcours chez Transbeauté !
Dans son témoignage, Sarah raconte les premiers signes, les vêtements, le maquillage, le regard sur soi, la famille, les peurs, puis ce moment très fort : celui où l’on décide enfin de sortir.
Je ne vous en dis pas plus.
Je vous laisse découvrir ses mots.
Ils sont sincères, sensibles, et je pense qu’ils parleront à beaucoup de personnes qui avancent, elles aussi, a leur façon vers qui elles sont
Peux-tu te présenter ? Âge, genre, situation familiale, profession, ville.
Je m’appelle Sarah, j’ai 28 ans, je suis célibataire.
Je suis un homme dans le civil, j’habite en Seine-et-Marne et je travaille dans l’informatique.
Depuis combien de temps as-tu envie de te sentir femme ? Quel a été le premier “signal” de cette envie ?
Les premiers signes de travestissement arrivent vers l’adolescence, à 14 ou 15 ans.
Sans raison particulière, dans la salle de bain, j’ai placé deux fleurs de douche sous mon pyjama pour m’imaginer un buste féminin.
Je me suis trouvée belle.
J’y ai trouvé un plaisir intriguant et satisfaisant.
C’est peu à peu sorti de mon esprit, car j’associais cela à ma puberté et à mon attirance pour les femmes.
Je me suis ensuite concentrée sur les cours et les études.
Est-ce une envie ponctuelle ou permanente ?
Cette envie était d’abord très ponctuelle.
Mais depuis que je vis seule, depuis 2020, j’ai naturellement le temps de me recentrer sur moi, et cette envie revient de plus en plus souvent.
Signe du destin ou simple coïncidence : un jour, je commande un manteau pour homme sur Internet.
J’ai l’agréable surprise de voir que le colis contient également, par erreur, un short gainant pour femme.
Le porter me procure une satisfaction indescriptible.
C’était la première fois que je vivais l’habillement comme un plaisir et non comme une corvée.
Une révélation.
Pourquoi cette envie ? Qu'est-ce que cela te procure ?
Même si je ne comprends pas encore pleinement pourquoi, cela m’apporte du bien-être.
Du calme.
De la confiance en soi.
De l’estime de soi, dans le fait d’être attentive à son apparence.
Cela m’apporte aussi un sentiment de liberté, à l’idée de me défaire des conventions de la société sur les tenues, qui n’ont aucun sens pour moi.
Certains vêtements féminins sont tellement beaux et confortables à porter.
Quand as-tu décidé de passer à l'acte, soit de te travestir pour la première fois ? Pour quelle occasion ? Qu'as-tu ressenti ?
Ça s’est fait progressivement, d’abord chez moi.
Je commence par mettre des collants, puis du vernis, du maquillage, des talons et des jupes.
Pendant plusieurs mois, je me répète que ce n’est que de la curiosité.
Et puis vient l’appréciation.
Le regard.
L’adoration de soi comme jamais auparavant.
En deux ans, je finis par être bienveillante avec moi-même, et j’accepte que cela fasse partie de ma personnalité.
As-tu des craintes vis-à-vis de la société, de ta famille, des appréhensions ou une gêne quelconque ?
J’adapte mon expression de genre en fonction des gens.
Avec des inconnus, si cela les dérange, c’est leur problème, car je ne leur fais rien de mal.
Côté famille, seule une femme de ma famille sait que je me travestis.
C’est mon plus proche parent, et ça s’est bien passé.
C’est plus compliqué avec le reste de la famille, car la mentalité y est très traditionnelle, et je n’ai pas envie de créer du désordre pour rien.
Je continue à vivre ma vie, sans forcément tout dire, et ça me va très bien.
Quelles sont les prochaines étapes dans ta féminisation ? Y a-t-il des envies que tu n'as pas encore testées mais qui te plairaient ?
Je continue à m’entraîner pour le maquillage.
Je travaille mon passing pour sortir plus souvent.
J’aimerais aussi sensibiliser mon entourage à l’idée que briser les stéréotypes de genre n’a rien de grave.
Au travail, je suis épilée et je porte des ongles longs vernis.
Je suis plus attentive à l’inclusivité de manière générale.
Pourquoi avoir fait appel à moi ? Qu'est-ce que je t'ai apporté dans cette étape de ta vie ?
Une bouffée d’air frais.
Une prestation de qualité pour être conseillé(e) dans un environnement sûr.
Une positivité à toute épreuve.
Et surtout, un gain de confiance en moi qui m’a donné un courage inattendu.
Pas seulement le courage d’exprimer ma féminité, mais aussi celui de faire, dans la vie, ce que j’aime sans angoisse.
Que vous soyez en pleine exploration de votre identité de genre ou simplement un homme qui aime s’exprimer à travers le travestissement, passer chez toi, c’est entrer dans un espace où cette féminité est célébrée, jamais jugée.
Quelle anecdote peux-tu nous raconter suite à cette séance ? Comment te sentais-tu après cette séance ? Qu’as-tu fait tout de suite après notre rencontre ?
Après ta séance de maquillage, je fais ma première sortie shopping.
J’y vais seule.
Le résultat est convaincant.
Dans le parking du centre commercial, mon cœur palpite.
Je sors de la voiture.
J’arrête de réfléchir.
J’avance vers les boutiques, le pas décidé.
Si j’y crois, le monde y croit.
La foule du samedi vaque à ses occupations.
La tension baisse et l’euphorie monte.
Les ombres portées du doute n’arrivent plus à suivre ma cadence.
Les quelques vendeuses avec qui je parle sont bienveillantes.
L’une d’elles me propose une robe arborant une aquarelle sur fond noir.
C’est une émotion neuve, comme si mon regard venait d’apprendre à aimer autrement.
Et le meilleur après-midi de ma vie se dessine.
Un mois après, ma première soirée.
La robe me va bien.
Merci Sarah pour ce témoignage si précieux.
Je sais à quel point il faut du courage pour poser des mots sur ce que l’on ressent, sur ce que l’on découvre de soi, et sur ce que l’on ose enfin vivre.
Chez Transbeauté, je souhaite que chaque personne puisse trouver un espace sûr, bienveillant et sans jugement.
Un endroit où l’on peut essayer, apprendre, se regarder autrement, se maquiller, se féminiser, se révéler, ou simplement respirer un peu.
Si vous aussi vous ressentez cette envie de vivre une expérience Transbeauté, de travailler votre image, votre maquillage, votre féminité ou votre confiance, je serai heureuse de vous accompagner.
Et en ce mois de juin, je vous souhaite encore un très beau mois des Fiertés.
Que ce mois Pride soit une célébration de toutes les identités, de tous les parcours, de toutes les beautés, et surtout du droit d’être pleinement soi.
Je vous embrasse
Témoignage de Sarah : se féminiser et vivre une première sortie shopping
se travestir : oser la première fois
Choisir un sac à main qui féminise votre silhouette
Tina, bigenre : explorer sa féminité à son rythme
Caroline : un voyage au pays de la féminité
Soirée Transbeauté : beauté, énergie et belles rencontres
Sur le même sujet ...
En savoir plus sur Transbeauté
Subscribe to get the latest posts sent to your email.







Merci Jennifer ! J’espère que ce témoignage pourra résonner auprès d’autres personnes et les aider à se libérer.
Je m’adresse à vous, lecteurs et lectrices, qui, comme moi, traversez peut-être des moments d’angoisse : écoutez votre cœur. Ça peut paraître cliché, mais prenez le temps de l’écouter, d’être bienveillant·e envers vous-même et de faire ce travail d’introspection. Je sais que les normes de notre époque peinent encore à nous libérer des schémas traditionnels. Mais le jour où vous serez prêt·e à révéler, ne serait-ce qu’en partie, ce jardin secret, vous allez l’adorer.
Aujourd’hui, je suis toujours moi — la différence, c’est que j’aime désormais toutes les facettes de mon être.
Vous n’êtes pas obligé·e de vous reconnaître à 100 % dans mon parcours. Personne ne doit vous imposer d’étiquette ni de calendrier. Chacun·e a son propre chemin, et la première chose, c’est de vous sentir légitime d’être vous-même.
Vous n’êtes pas seul·e.