Avoir du style : c’est impératif, mes chères !
Quand on choisit de se travestir, définir son style n’est pas juste une question de goût. C’est bien plus que ça.
C’est une façon de se reconnaître dans le miroir, de s’affirmer, de se sentir aligné·e avec ce qu’on ressent à l’intérieur.
Et ce style peut être très osé, glamour, sexy… ou au contraire sage, discret, jusqu’a disons très classique. Tout est valable. L’important, c’est de rester soi — et de rester cohérent.
Et puis, soyons honnêtes : contrairement à la garde-robe masculine, l’offre en vêtements féminins est quasiment infinie. Couleurs, coupes, matières, imprimés, accessoires… Il y a de quoi s’y perdre.
Sans fil conducteur, on risque vite de faire des choix incohérents qui brouillent le message, ou simplement de se décourager. Résultat : frustration, perte de temps, voire d’argent.
Ou ce sentiment d’être “déguisé·e”, alors qu’on voulait juste être soi.
Pourquoi c’est important de définir son style ?
Parce qu’un style, c’est une boussole.
Il guide vos choix vestimentaires, vos accessoires, votre mise en beauté. Il vous évite les fausses notes, les contradictions, ou cette sensation un peu floue de ne pas vous reconnaître une fois prêt·e.
Définir son style, c’est aussi se simplifier la vie. On gagne du temps. On gagne en assurance.
Et oui, on gagne aussi de l’argent : fini les achats impulsifs de pièces qu’on ne portera jamais.
Mais surtout, un style bien défini, c’est une signature. Il raconte une histoire.
Il dit : “voici qui je suis, et j’en suis fièr·e.”
Comment trouver son style quand on se travestit ?
Pas de recette magique, mais quelques pistes simples et efficaces :
Observer. Quelles silhouettes vous attirent ? Quels looks vous font vibrer ? Explorez Instagram, Pinterest, les magazines… Soyez curieux·se.
Essayer. Rien ne vaut l’expérience. Osez tester des vêtements, des coupes, des couleurs, des perruques. Vous pourriez être surpris·e par ce qui vous va le mieux.
Écouter. Quand une tenue vous va, ça se sent. Vous vous tenez autrement, vous souriez sans y penser. C’est bon signe !
Rester cohérent·e. Choisissez un univers et assumez-le. Si vous aimez le style pin-up, allez jusqu’au bout : vêtements, coiffure, maquillage. Si vous êtes plus casual chic, restez dans cette harmonie. L’idée, c’est l’équilibre. Toujours.
Tous les styles sont valides : de l’ultra sexy au classique… Ce qui compte, c’est que ça vous ressemble. Que vous vous sentiez bien. Que vous frissonnez un peu, pourquoi pas ? 😉
En un mot : « soyez aligné.e »
Alors vous deviendrez cette femme qui se rend à L’Opera de Paris dans sa plus belle robe , ou encore celle qui exprime son côté feminin place St Marc à Venise
Et si vous sentez que vous allez y arriver tout·e seul·e, tant mieux ! …Et sinon ? Je suis là.
Envie d’y voir plus clair et de construire ton style avec sérénité ?
C’est justement mon métier.
Depuis 2016, j’accompagne des personnes transgenres et des travestis à révéler leur féminité. À travers le maquillage, les vêtements, la posture, l’attitude… mais surtout à travers l’écoute.
Mon approche est toujours sur-mesure. Parce que vous êtes unique.
Je propose des séances de shopping personnalisées : je vous accompagne en boutique, on fait même les essayages ensemble si vous le souhaitez. Je vous guide, je vous aide à faire les bons choix.
Avec moi, pas de temps perdu à tourner en rond ni d’achats inutiles. Vous bénéficiez du regard d’une professionnelle, de conseils adaptés à votre morphologie, vos goûts, vos envies.
Ensemble, on construit votre style, votre image… celle qui vous met en valeur et vous donne confiance.
Alors si vous avez envie de franchir le pas, d’oser affirmer qui vous êtes avec douceur et justesse, parlons-en.
Avec bienveillance et sans jugement, je suis là pour vous aider à devenir pleinement vous-même.
À très vite,
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Bonjour, oui le style est très important car il peut changer; en fonction des circonstances, de la mode mais aussi en fonction de l’âge. À 40 ans, c’était un peu impensable pour moi d’être en pantalon et chaussures. Maintenant, à 65 ans, je me trouve bien plus élégante en pantalon… cela ne m’empêche pas de mettre ma plus jolie robe pour aller à l’opéra Garnier avec Jennifer 😊 je vous embrasse toutes. Soyons fières d’être nous.
Hello Toutes.
Pour commencer merci à Jennifer pour ce clin d’œil qui me remémore d’excellents souvenirs.
Un grand merci à toi pour tes conseils et ton soutien !
Je poursuis …
Mon expérience est en phase avec les propos de Jennifer. Je résumerai à ma façon en disant : soyez celle que vous êtes. Ce qui est plus facile à dire qu’à faire.
Dans ce domaine j’ai eu un peu de chance. Celles qui me connaissent m’ont déjà entendue dire que, très vite, j’ai su quelle femme je voulais être, même en tant que travesti. J’avais des références en tête, pas des modèles car je n’ai jamais voulu copier. Être inspirée oui mais pas de copier coller. Lorsque je dis très vite c’est deux ou trois mois qui m’ont suffit à comprendre. A me comprendre. Y parvenir est ensuite un gros travail. Il faut trouver les vêtements qui vont permettre de développer ce style. Il est inutile de se forcer à porter un vêtement ou un accessoire parce que vous l’avez vu sur votre « modèle » ou parce que vous projetez un stéréotype. Dans le premier cas, si vous ne vous y retrouvez pas, vous oublierez de porter ce vêtement ou cet accessoire et dans le second cas vous ne représenterez qu’un stéréotype mais rien de vous. Ce ne sera pas habité, ni vécu.
Un style se développe, il évolue. Il y a des vêtements que l’on ne sais pas porter au début. Ils demandent parfois de l’assurance, une aisance que l’on n’a pas toujours dans les premiers temps. L’adéquation avec le passing n’est pas sans importance pour se sentir à l’aise, sûre de soi. Il évolue aussi pour de multiples raisons. Plus vous porterez des choses sophistiquées, audacieuse, plus on vous regardera. Pensez y pour être certaine de vous assumer avec aisance.
Il faut aussi apprendre à être objective. Certains vêtements ne nous vont pas. Tout simplement. Il faut éviter les sorties de route, surtout au début. Plus tard, par amusement on peut se laisser aller à des variantes. Néanmoins il faut toujours rester fidèle à son style, ce qui n’interdit pas les variantes, et creuser son sillon. L’élégance au bureau à 10 heures du matin n’a pas nécessairement la même forme que lors du dîner à 20 heures, ou avant une représentation à l’opéra. A l’intérieur de ce style les variantes sont presque infinies. C’est le gros avantage de la mode féminine. Se tenir à cette ligne de conduite évite des achats inutiles, et selon votre situation, le stockage s’en trouve simplifié. Même lorsque l’on est totalement libre, un dressing n’est pas indéfiniment extensible. Je sais de quoi je parle !!
Comme d’habitude si vous êtes hésitante, perdue ou les deux Jennifer sait quoi faire pour vous.
Have fun.
Claude.
Je suis incroyablment surpris par vos conaissance sur le travestissement , comment faites vous?
Bonsoir, encore merci pour ces conseils Jennifer, et Claude, il est vrai que ce n’est pas toujours aisé de trouver son style. Perso je pars souvent sur du sexy, mais il y a eut des fois où c’était trop et peu approprié à ma morphologie. Et petit à petit…
Cela s’ajuste, et se confirme.
Alexandra,
Vous illustrez parfaitement le sujet. En constatant que « c’est trop » ou » pas adapté » à votre morphologie c’est bien parce que ce n’est justement pas un style, et encore moins le vôtre.
Une autre remarque: le choix du sexy n’est pas en soi un style et chez les travestis c’est encore plus sensible car c’est souvent la projection d’un stéréotype. Un stéréotype masculin qui accentue le décalage. Ce décalage nous éloigne alors d’un style, de nous même.
Enfin si je n’ai pas de principe contre le sexy (encore faut-il qu’il échappe aux stéréotypes) il ne convient pas à toutes les situations. Savoir s’habiller c’est toujours tenir compte du contexte. Ensuite dans ce contexte applique son style.
Je suis d’accord, ce n’est pas simple.
Bonjour,
Franchement arrivée sur vôtre site grâce à un groupe sur Facebook je vous remercie pour vos témoignages ou dans certains je me retrouve.
Je n’ai pas la chance d’être sur la capitale ce qui n’arrange pas ma situation qui n’est pas tjrs simple.
Après je l’avoue, je ne ressens pas le besoin de m’afficher non plus.
Il faut dire que j’ai commencée ma transition (MtF) il n’y a que trois ans et depuis je me sens plus en harmonie avec ta tête et mon corps.
Peut-être qu’avec le temps et a force de lire et de voir des témoignages cela me donnera l’envie de vivre autre chose.
En vous souhaitant bon courage a toutes et a tous
Amicalement
Alexandra
Trois ans c’est court. Trois ans c’est long. Chacune son rythme modulé par les circonstances, les contraintes, les opportunités, les hasards de la vie. D’autre part, dans mon expérience, le temps ne s’est pas écoulé de façon linéaire. Parfois une année est passée presque sans que je m’en aperçoive et à d’autres moments quelques semaines m’ont parues très longues.
Bonjour à toutes,
Merci à Jennifer pour ce nouveau billet qui permet d’explorer la grande variété de ce qui nous est commun. Sans être identiques, nous nous identifions, semble-t-il, à une image de la femme assez largement partagée. Et merci à Claude pour son intéressante précision et le lien vidéo très stimulant sur la reconnaissance de soi. Au fond, nous aspirons moins à nous affranchir du regard des autres qu’à nous sentir homologuées par lui. Nous ne cherchons pas à nous en libérer, nous cherchons au contraire sa validation, qui résulte sans doute d’un patient travail sur notre passing, lequel passe, pour le coup, dans bien des cas, par des étapes maladroites, tâtonnantes, entravées par le masculin plus ou moins difficile à estomper, et parasitées par une vision souvent stéréotypée de la femme. Mais comment y échapper complètement ? Construire sa féminité sans être redevable d’aucun cliché minimal nous frustrerait grandement. Sans être une caricature, il me semble que si on sortait en femme sans maquillage, sans perruque, sans collants, sans talons, en jean-baskets-casquette, dans une tenue a-genrée, quelque chose nous manquerait terriblement, comme en témoignent nombre de photos de ce blog… Si la femme « intérieure » ne s’exprimait pas en cohérence avec certains signes extérieurs de féminité un peu « sexy », si notre désir de se fondre dans cette nouvelle apparence ne visait pas à faire naître à la fois un plaisir pour nous-mêmes et un assentiment dans le regard des autres, nous serions dans l’inexpressivité. Une fois que l’évidence est là de notre besoin de féminisation, nous vivons le désir de nous mettre à l’œuvre, de nous transformer, de tenter cette création de soi par soi. Nous avons besoin de nous voir confirmées par notre propre jugement, besoin d’atteindre un degré de reconnaissance subjective avant de tester la reconnaissance objective de la rue. L’art du passing suppose un dosage subtil, je crois, qui emprunte au stéréotype de la femme glamour, sans tomber dans celui de la femme grotesque. Mais de tout stéréotype on ne saurait s’affranchir, comme du regard d’autrui, puisqu’au fond on le réclame. Chaque époque véhicule ses stéréotypes féminins, je crois qu’on y échappe difficilement, puisqu’on est en grande partie les produits des canons esthétiques de notre temps et de notre culture… Ce qu’on souhaite en revanche s’épargner, c’est, dans le regard d’autrui, le sentiment du ridicule, le discrédit, la moquerie, le sarcasme. Cela se travaille, et Jennifer participe sans doute grandement à ce travail. Après, quand on y est parvenu, il me semble qu’on gagne en autonomie, c’est-à-dire qu’on fait quelque chose qui nous est propre du regard d’autrui, il ne nous paralyse plus, on en fait non quelque chose qui nous abîme, mais quelque chose qui nous conforte et nous fait aller de l’avant. Notre style, quoi!
Bien à vous,
Alicia
« Sans être une caricature, il me semble que si on sortait en femme sans maquillage, sans perruque, sans collants, sans talons, en jean-baskets-casquette, dans une tenue a-genrée, quelque chose nous manquerait terriblement, comme en témoignent nombre de photos de ce blog… «
Oui au début et plutôt non à mesure que l’on avance. J’entend par avancer avoir franchi le point de bascule où l’on quitte les rivages de la masculinité. Ce que, pour de très nombreuses raisons, toutes ne font pas et ne ferons pas. Ce point de bascule où il y a une permanence du genre féminin. L’expression « sortir en femme » est très révélatrice à cet égard. Elle suppose des allers et retours. Dans le passé j’ai employé cette expression pour moi. Aujourd’hui je ne sors plus en femme. Et pardon si je choque : je suis une femme, transgenre certes, mais une femme.
Très concrètement cela signifie que je peux sortir de chez moi au naturel. Il n’y a guère que mon lipstick qui soit indispensable. Et peut être mon parfum. Et alors il ne me manque rien. Et le style peut demeurer pourtant.-
Oui Claude, c’est un chemin que le vôtre, parfaitement cohérent et abouti. Et d’affirmer que vous êtes « une femme, transgenre certes, mais une femme », n’a rien de choquant, bien au contraire, c’est complètement légitime (sauf à ne pas penser du tout et à se crisper sur un ordre établi, patriarcal, et d’absurdes réticences, que partagent hélas un certain nombre de nos sœurs cisgenres). Et, en effet, à partir du moment où l’on « quitte les rivages de la masculinité » et où il y a une « permanence du genre féminin », l’expression « sortir en femme » perd son sens, puisque l’on est femme à plein temps. Il n’y plus cette ardente envie de se féminiser, de s’éloigner au maximum de son alter ego masculin pour s’expérimenter autrement. Quand on est femme tout le temps, on peut largement s’octroyer des pauses « au naturel », jouer avec toute la palette de son mode d’apparition, tout en conservant bien évidemment son style à soi. Quand on est femme à temps partiel, on recherche sans doute davantage la sophistication car il faut quand même profiter de ces heures rares. Mais cela n’empêche pas une certaine sobriété d’apparence, ne serait-ce que pour s’éviter des retours qui gâcheraient tout. On peut oser la joie (je ne vois pas d’autre mot), sans l’exagérer, d’apparaître et de s’apparaître femme.
Nous sommes d’accord.